ARRET 1774 Clermont Montluçon Vin Taxe Bourbonnais Conseil Superieur Louis XV

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  • ÉpoqueLouis XVI (1774-1789)
  • Date1774
  • LieuBerry, Nivernais et Bourbonnais, Auvergne, Limousin et Velay
  • RubriqueActes royaux
  • Référence820211619030

Description

Analyse bibliographique - Nature du document : Arrêt du Conseil Supérieur de Clermont-Ferrand (acte judiciaire imprimé sur papier vergé d'époque). - Date : 22 mars 1774 (sous la fin du règne de Louis XV). - Thématique : Droits d'octroi et fiscalité viticole (taxe du Don Gratuit sur le vin) à Montluçon. - Éléments typographiques : Bandeau gravé en tête de page, lettrine historiée « L ». - Résumé du litige : Le Conseil Supérieur casse la décision précédente de l'Élection de Montluçon. Il ordonne la perception de la taxe sur l'ensemble des vins entrant dans la ville, tout en imposant au Régisseur de rembourser les habitants pour les vins réexportés sans avoir été consommés localement. Parties prenantes - Le Conseil Supérieur de Clermont-Ferrand : Juridiction d'appel royale. - Les Officiers Municipaux de Montluçon : Représentants de la municipalité, appelants et finalement condamnés aux dépens. - Le Régisseur des Droits Réservés de l'Élection de Montluçon (François Noël, agissant via Anselme Parent) : Percepteur des taxes royales et municipales. - Les Habitants et vignerons de Montluçon : Contribuables bénéficiant du remboursement sur les vins exportés. - Le Roi (Louis XV) : Autorité souveraine au nom de laquelle l'arrêt est rendu et signifié. Contexte historique - La réforme judiciaire Maupeou (1771-1774) : Pour briser l'opposition des parlements, le chancelier Maupeou supprime le Parlement de Paris pour les affaires régionales et crée des Conseils Supérieurs (dont celui de Clermont-Ferrand en 1771). Ces tribunaux éphémères seront dissous fin 1774 par Louis XVI. - La fiscalité du vin sous l'Ancien Régime : Le vin était l'une des marchandises les plus taxées (aides, octrois, « Don Gratuit »). L'arrêt illustre le contrôle strict des flux commerciaux : taxation à l'entrée en ville, mais exonération du droit de consommation si le vin est vendu « à l'étranger » (c'est-à-dire hors de la généralité/juridiction locale).