DOC ANCIEN 1773 EAU DE COLOGNE Parfumeurs Liqueurs Alcool Taxe Paris Louis XV
37,22 €
Prix boutique, plus avantageux que sur nos autres plateformes de vente
Disponible
- Pièce unique, document original d'époque
- Livraison en France en lettre suivie : 4,00 €
- Plusieurs objets envoyés ensemble : un seul port, le plus élevé du panier
- Expédition soignée depuis Marseille, sous protection rigide
- Droit de rétractation de 14 jours
- Vendeur à 100 % d'évaluations positives sur eBay (67 évaluations en 12 mois), 114 ventes — voir les avis
- ÉpoqueLouis XV (1723-1774)
- Date1773
- LieuParis
- RubriqueActes royaux
- Référence820228036027
Description
1. Analyse bibliographique du document
- Nature de la pièce : Acte royal imprimé (Arrêt du Conseil d’État du Roi accompagné de ses Lettres Patentes).
- Titre complet : « ARREST DU CONSEIL D'ÉTAT DU ROI, ET LETTRES PATENTES SUR ICELUI, Registrées en Parlement le 28 Août 1773. Qui ordonnent que les Vernis, soit de France, soit de l'Étranger, Eau-de-vie aromatisée, Eau de Cologne, de Melisse, Mente, & autres Liqueurs spiritueuses, venant de l'Étranger, acquitteront à l'avenir, à leur entrée dans le royaume, & dans la ville, faubourgs & banlieue de Paris, les mêmes droits que ceux qui sont dus sur les Eaux-de-vie triples ou sur l'Esprit-de-vin pur. »
- Chronologie :
- Date de l'Arrêt : 4 novembre 1772.
- Date d'enregistrement au Parlement de Paris : 28 août 1773.
- Recherche & Thématiques : Histoire de la parfumerie (Eau de Cologne, Eau de Mélisse), Alcools & Spiritueux, Fiscalité d'Ancien Régime / Ferme Générale, Répression de la fraude commerciale, Règne de Louis XV.
- Caractéristiques physiques :
- Éléments typographiques : Bandeau orné gravé sur bois d'époque avec motif de fleurs de lys au sommet ; lettrine historiée « L » (LE ROI).
- Support : Papier vergé du XVIIIᵉ siècle en chiffon.
- Mention manuscrite : Numéro d'inventaire ou de collectionneur ancien inscrit au crayon en haut à droite (« 3573 »).
- État de conservation : Bon état général. Papier souple avec marges d'époque non rognées. Présence d'une mouillure ancienne claire en marge inférieure gauche et de légères rousseurs d'usage n'altérant pas la lisibilité.
- Identification des parties prenantes
- Les Autorités Émettrices & Judiciaires :
- Le Roi Louis XV et le Conseil d'État du Roi (émetteurs de l'arrêt).
- Le Parlement de Paris (cour souveraine ayant enregistré et rendu exécutoire l'acte).
- Les Corps Professionnels et Commerçants Visés :
- Les Marchands Épiciers.
- Les Détaillants et liquoristes.
- Les Parfumeurs (Corporation des Maîtres Gantiers-Parfumeurs).
- L'Administration Fiscale :
- La Ferme Générale et les commis des barrières d'octroi de la ville, faubourgs et banlieue de Paris.
4. Contexte historique & Enjeux du document
Sous l'Ancien Régime, l'entrée des marchandises dans Paris et les grandes villes était soumise à des taxes d'octroi et aux droits d'Aides sur les alcools.
- La fraude à l'alcool pur : L'« esprit-de-vin » (alcool à fort degré) était lourdement taxé. Pour éluder l'impôt, de nombreux marchands, épiciers et parfumeurs faisaient entrer de l'alcool pur en le déclarant frauduleusement sous l'appellation de « vernis », d'« eau-de-vie aromatisée », d'« Eau de Cologne » ou d'« eau de Mélisse ».
- L'essor de l'Eau de Cologne au XVIIIᵉ siècle : En ce siècle des Lumières, l'Eau de Cologne (popularisée par Jean-Marie Farina) ainsi que les eaux thérapeutiques ou cosmétiques connaissent un engouement massif en France. Face au manque à gagner financier, le Conseil d'État réagit par cet arrêté pour assimiler fiscalement toutes ces préparations aux eaux-de-vie triples et à l'esprit-de-vin pur.
- ref eb 65 cl6