ARRET CONSEIL ETAT 1778 Coiffeurs de Femmes Barbiers Perruquiers Paris Louis XVI

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  • ÉpoqueLouis XVI (1774-1789)
  • Date1778
  • LieuParis
  • RubriqueActes royaux
  • Référence820235588502

Description

Description & Analyse bibliographique - Titre exact : Arrêt du Conseil d'État du Roi, concernant la finance à payer par les Coiffeurs de Femmes, agrégés à la Communauté des Barbiers-Perruquiers-Baigneurs-Étuvistes de la ville de Paris. - Date d'émission : 9 avril 1778 (règne de Louis XVI). - Format & Typologie : Extrait imprimé des Registres du Conseil d'État. - Éléments visuels & état : En-tête orné d'un bandeau gravé aux armes de France (écu fleurdelisé sous couronne royale), lettrine ornée « V », numérotation manuscrite d'époque « 3910 » en marge supérieure. Imprimé sur papier vergé de cuve avec bordures d'origine légèrement effilochées. Identification des parties prenantes - Le Roi (Louis XVI) & le Conseil d'État : L'autorité souveraine rendant la décision arbitrale et fiscale. - Les Coiffeurs de Femmes de Paris : Un groupe de 600 artisans visés par la Déclaration du 18 août 1777, exerçant la coiffure féminine et sollicitant leur intégration légale. - La Communauté des Barbiers-Perruquiers-Baigneurs-Étuvistes de Paris : La puissante corporation parisienne chargée d'encadrer les métiers du cheveu et de percevoir le droit d'entrée (« la finance »). Contexte historique Le document touche directement à l'histoire des métiers d'art et de la mode sous l'Ancien Régime, en plein engouement pour les coiffures monumentales lancées par la reine Marie-Antoinette et Léonard Autié. À cette époque, la corporation des barbiers-perruquiers cherche à conserver son monopole face aux « coiffeurs de femmes », une profession récente non corporative. Après les tentatives d'abolition des jurandes par Turgot en 1776, la monarchie réorganise les métiers. La déclaration royale d'août 1777 crée 600 charges de coiffeurs de femmes, mais les oblige à s'agréger à la communauté des perruquiers moyennant une somme d'argent (« finance »). Cet arrêt du 9 avril 1778 vient régler les modalités administratives et financières de cette intégration.